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160527 - Nuit Debout Lannion reçoit le Peuple des dunes Rakesly

Un grain de sable dans la machine de Roullier à Lannion

Le lundi 12 septembre 2016, quelques militants écologistes montent sur le sable déchargé dans le port de Tréguier (Côtes-d’Armor). La Compagnie armoricaine de navigation (Can) y a stocké 1.150 m3, extraits dans la baie de Lannion.

Issus notamment des collectifs Grain de sable dans la machine et Nuit Debout lannion, ils rejettent symboliquement quelques sceaux dans le Jaudy, pour s’opposer au pompage de la dune du Crapaud, au large de Trébeurden, qui a débuté dans la nuit du 6 au 7 septembre. Ces militants s’étaient déjà rendus au siège de l’entreprise à Pontrieux, quelques jours plus tôt.

En 2015, après cinq ans de conflit entre Roullier d’un côté et la population locale dans sa quasi-unanimité de l’autre, Emmanuel Macron cosigne le décret ministériel autorisant l’extraction, sous certaines conditions de dates et de volumes.

Le site convoité par l’industriel est situé entre deux zones Natura 2000 et près de la réserve naturelle des Sept-Îles, face à la côte de Granit rose. Les associations écologistes soulèvent les risques pour la faune, les professionnels de la pêche et du tourisme craignent pour leurs activités, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, affirme son opposition, et des démarches judiciaires sont entreprises pour annuler ou freiner le projet.

Le 13 septembre, Roullier annonce la suspension du pompage « par souci d’apaisement », jusqu’à un comité de suivi en préfecture, qui entérine cet arrêt en novembre, à quelques mois de l’élection présidentielle. Seulement, le décret reste valable, aucune décision de justice ne l’ayant cassé, et le sablier peut en théorie se présenter en baie de Lannion en septembre 2017.

Mise à jour le 26 août 2017

À l’abordage du Lys Noir

L’idéal, pendant les Tonnerres de Brest, c’est de pouvoir prendre la mer… Rien de mieux pour approcher de plus près les géants à voiles et avoir une vue sur l’ensemble de la rade. Report Ouest a eu la chance d’embarquer sur le Lys Noir, un voilier de 1913.

On prend des photos depuis le Lys Noir.

Monter sur un bateau, l’idéal pour prendre des photos de la rade. (Photo Bastien Madeuf)

À peine posé le pied sur le pont du Lys Noir, le ton est donné : qui veut participer aux manœuvres sera le bienvenu. En ce premier jour des Tonnerres, c’est un coup de chance, la pluie n’a pas encore pointé son nez. On pourra donc hisser les voiles. Le capitaine Alexandre Lozouet donne une seule consigne : rester assis jusqu’à la sortie du port, visibilité oblige.

Juste le temps de photographier le Sedov qui arrive au 5e bassin, et c’est l’heure de la mise sous voiles : tirer sur le bout et ne jamais s’arrêter. Et voilà le bateau lancé à sa vitesse de croisière. Edmond, l’un des matelots, va alors nous conter deux mots sur notre embarcation.

Le Lys Noir est construit en 1913 sous l’impulsion d’un noble autrichien, le Prince de Roquelyne. Le lys sombre, c’est son blason. Mis à l’eau en 1914 le bateau est cependant vite confisqué à son propriétaire, dès le début de la guerre. Un temps laissé en cale sèche, il est la propriété d’une famille d’Arcachon, jusqu’en 1950.

Edmond en pleine explication. Tonnerres de Brest

Edmond a retracé l’histoire du Lys Noir.

1913 – 2012 : le compte est facile, une partie du bateau (un tiers) est bientôt centenaire. Aujourd’hui, il est exploité par une association de Granville, qui comprend 180 adhérents.

Les cinq membres d’équipage qui nous entourent sont donc des bénévoles qui, en échange de quelques coups de marteau et de pinceau, naviguent sur la belle coque de Pâques à la Toussaint. Le plus vieux c’est Edmond, 65 ans; la plus jeune Capucine, 10 ans. Une demoiselle très à l’aise sur le pont… Normal, quand on est la fille du capitaine !

Granville, Cancale, Saint-Brieuc, Lézardrieux, Morlaix, l’Aber Wrac’h et Brest : le périple pour venir aux Tonnerres a souvent été arrosé de pluie… Mais pour Edmond, la rade de Brest, c’est l’idéal : « on a le vent, mais pas la grosse mer. » Et même si le grand repas des équipages a dû être annulé (la faute à la météo), Edmond n’a aucun doute sur l’ambiance de la semaine à venir : « les fêtes de Brest, je les ai toutes faites ! C’est que du bonheur… »

Les Tonnerres… et la pluie !

Une Fée mise à l’eau, de drôles d’oiseaux indonésiens, 3 gros Russes, un peu de lait ribot et surtout… la pluie, la pluie, la pluie. Résumé d’une première journée bien remplie aux Tonnerres de Brest 2012.

Ça avait pourtant bien commencé. Pas une goutte, pas un grain pour accueillir le maire François Cuillandre et ses invités. La ministre Marylise Lebranchu, le président du Conseil général Pierre Maille, le navigateur Olivier de Kersauson : tout ce beau monde s’était donné rendez-vous sur La Recouvrance pour un heureux événement.

Une mise à l’eau… au sec.

Fee de l'aulne - Tonnerres

La mise à l’eau de la Fée de l’Aulne a donné le coup d’envoi des Tonnerres 2012.

La renaissance de la Fée de l’Aulne, gabare de bois restaurée par les chantiers du Guip. A 11h50, la coque touche l’eau, sous les applaudissement des premiers visiteurs. Il y avait du monde pour accompagner la belle dans le petit bain (celui du port), autant sur les quais qu’en mer…

Direction ensuite l’embarcadère, pour une balade en mer. Les cornes de brume des bateaux s’effacent peu à peu pour laisser place aux sifflements des oiseaux indonésiens… Ils prennent corps avec les danseurs de gamelan, îlot d’exotisme entre les viviers brestois et le village russe.

La Russie, justement, il faut la gagner. Pas moyen de rejoindre les poupées russes rapidement, si ce n’est en se jetant à l’eau dans le cinquième bassin du port. Sous une pluie coriace on se lance donc à la conquête des quais sibériens. Là, les trois gros Russes vous feront face. Ils ne s’appellent pas Sergeï, Dimitri et Piotr mais Sedov, Krusentern et Saint-Petersbourg. 329 mètres de long à eux trois. Si la Russie n’est plus la première puissance mondiale, à Brest c’est bien elle qui rassemble les trois plus gros bâtiments des Tonnerres.

Brise-glace et quatre-mâts

Les "trois gros russes" - Tonnerres

Les « trois gros Russes » : le Sedov, le Krusenstern
et le Saint-Petersbourg.

Le brise-glace Saint-Petersbourg, un monstre de fer jaune et vert à large gueule. Aujourd’hui on en profite : seuls les plus téméraires ont bravé la pluie, et le pont inférieur est presque désert. Vous y rencontrerez le capitaine, yeux aussi bleus que la mer du golfe de Finlande, terrain de jeu habituel du géant des Tonnerres. Mais attention, les visiteurs sont cantonnés au pont, le reste du bateau étant « strictly forbidden ».

A côté de la bête de fer, des princes de bois. Le Sedov et le Krusenstern, deux quatre-mâts majestueux. Là encore seuls les ponts sont accessibles, et gare aux glissades sous temps maussade. On notera quand même que si vous tentez de vous introduire dans les cales, on pourrait vous confier la corvée de patates.

Après une douche monumentale, l’appel des chaussons douillets à la maison se fait sentir. Un dernier détour par le stand Terre et mer… On y déguste légumes, lait bien d’chez nous et lichouseries… De retour au centre névralgique du port, la scène Grand large, on se laisse embarquer par les ritournelles des joyeux Goristes… Un dernier verre de Santa Rosa, ça c’est Brestoa !

Goristes - Tonnerres de Brest

Réchauffer les cœurs, les Goristes savent le faire !

 

Vingt ans de fêtes maritimes à Brest

Interactif – À l’origine des Tonnerres, quelques passionnés de vieilles coques et de la grande bleue… En 2012, 600 000 personnes attendues sur les quais. De 92 à 2012, de l’eau a coulé sous les ponts.

Pors Beac’h. Pour peu que l’on ignore l’apostrophe, le nom peut évoquer un spot de surf branché. C’est en fait la petite anse de Logonna (29) dans laquelle tout a commencé. Si les Tonnerres fêtent leur 20 ans, l’histoire débute en fait en 1980. A Pors Beac’h donc, des amoureux de la mer se réunissent, l’été venu, pour donner une seconde vie à des voiliers traditionnels. La fiesta se poursuit en 1982, puis 84… En 1986, 400 bateaux mouillent dans l’anse de Logonna.

Brest 92, du jamais vu

La suite, c’est le magazine Le Chasse-Marée qui l’impulse. Suite à son concours « Bateaux des côtes de France », les chantiers navals se lancent dans la rénovation de vieux gréements.
En 1992, Brest devient le point de rendez-vous pour toutes ces coques ressuscitées, pour une fête de tous les marins. Le port militaire, l’arsenal, ouvre pour la première fois ses portes au public. Brest met à l’eau celle qui deviendra son emblème, la Recouvrance, réplique d’une goélette de 1817.

17 000 marins à Brest 96

En 1996, la fête est plus belle encore. Artisans de la mer, militaires, marins-pêcheurs, bagads et bien sûr bateaux sont de retour sur le port. Pendant que le trois-mâts français, le Belem, célèbre ses cent ans, le voilier Notre-Dame de Rumengol renaît. 2500 embarcations et un million de visiteurs prendront part aux festivités.

2000 – 2008, feuilletez notre album souvenirs !

Conseil de lecture : le diaporama est conçu pour être lu la première fois d’une traite, sans intervenir manuellement, afin de profiter de la musique et des images. Vous pouvez ensuite revenir sur certains passages pour approfondir des informations grâce aux boutons en forme de croix.

L’Étoile du Roy en escale à Paimpol

Diaporama sonore – S’il est un bateau qui a impressionné les badauds sur le port de Paimpol ce week-end, c’est bien l’Étoile du Roy. Les manœuvres ont été délicates pour faire passer l’écluse au plus grand navire du festival des Chant de Marin 2011.

Réplique d’un navire du XVIIIe siècle, l’Étoile du Roy est aujourd’hui un bateau de cinéma et de fêtes maritimes, sur lequel travaillent une vingtaine de marins. L’un d’entre eux nous fait partager l’histoire et les caractéristiques de cette frégate.

Conseil de lecture : le diaporama est conçu pour être lu la première fois d’une traite, sans intervenir manuellement, afin de profiter de l’interview qui correspond aux images. Vous pouvez ensuite revenir sur certains passages pour approfondir des informations grâce aux boutons en forme de croix.

Klervi Le Cozic et Célia Caradec

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