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Sylvester s’est fait un claquage

Nouveau coup de poing de la part de notre ancien Rocky Balboa. Mais cette fois il rate sa cible. A force de trop donner dans les explosions, l’humour de culturiste et les répliques lourdes, The Expendables : unité spéciale laisse un arrière gout amer. Le comble du comble : derrière les effusions de sang se cache une histoire d’amour platonique. Heureusement que le casting de choc réveille une certaine nostalgie.

Sortir d’une salle de cinéma après avoir vu The Expendables : unité spéciale laisse un (très) gros vide au niveau du cortex cérébral. Bien entendu, quand on regarde la bande annonce du film de Sylvester Stallone on ne s’attend pas à tomber sur un chef d’œuvre du septième art, mais tout de même. Comme tout bon film d’action on s’attend à des scènes spectaculaires et le pari est tenu.

Le souci avec The Expandables : unité spéciale c’est que l’électrochoc visuel qu’il provoque est loin d’être agréable. Les plans se succèdent trop rapidement avec des raccords parfois contestables. Ce qui provoque une certaine confusion, notamment lors des passages où l’action est intense. Le concert incessant des explosions, dont l’origine est souvent risible, ne fait qu’ajouter un peu plus de désordre à ce joyeux bazar.

Malheureusement, mais il faut bien en passer par là, il y a quelques petites choses à préciser sur le scénario. L’histoire est simple : une bande de mercenaires acceptent des missions de la part des gouvernements ou d’autres commanditaires pour aller massacrer des terroristes et sauver des otages (un miracle d’ailleurs qu’ils survivent à chacun des « sauvetages » de la milice conduite par Stallone). Un jour, ils sont recrutés pour une mission à haut risque consistant à faire taire un dictateur en Amérique du Sud. Jusque là, rien de très gênant.

Un hic cependant : les éléments scénaristiques ridicules s’accumulent à une vitesse prodigieuse. Dialogues qui frôlent la bêtise et omniprésence de l’hémoglobine du type « tirs de fusil à pompe dans le méchant dont la moitié du corps se retrouve accroché au mur ». Et pour bien enfoncer le clou, derrière le tout se cache un idylle amoureuse.

Un point fort tout de même, le casting. Toute le communication a été réalisée autour des plus grands acteurs du film d’action américain. Les fans du genre auront plaisir de retrouver Stallone, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Jet Lee, Mickey Rourke ou encore Jason Statham (Le transporteur) et de surcroit dans le même film. Un petit regret tout de même, certains comme Schwarzenegger ou Willis ne sont présents que le temps d’une scène et pendant quelques minutes.

En conclusion, ce film n’est certainement pas pour quelqu’un voulant voir du bon Stallone, tant ce dernier a montré beaucoup mieux par le passé comme son Rocky Balboa. En revanche une bande d’amis pourra passer un moment de franche rigolade, si elle a six euros en trop dans le porte-monnaie.

Jordan Chantier

Réalisateur : Sylvester Stallone Scénaristes : Sylvester Stallone et Dave Callaham

Rédaction | 11 article(s) publié(s)

Fondée par des amis journalistes formés à l'IUT de Lannion, rejointe par des rédacteurs tout aussi passionnés et désintéressés, la rédaction de La Déviation est multiple et en perpétuelle évolution.


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