Auteur : Rédaction

Nous sommes Charlie-Hebde - La Déviation

Ne faisons pas le deuil de notre liberté

Éditorial – Notre tristesse est immense et nos mots de solidarité bien peu de choses après l’attaque qu’a subi la rédaction de Charlie Hebdo ce matin.

Cet attentat est une flèche empoisonnée tirée dans le cœur de notre démocratie déjà vacillante. À cette heure, tout semble indiquer que ses auteurs sont des fanatiques islamistes. Des terroristes, qui par définition, souhaitent semer la confusion avec l’espoir de déclencher une nouvelle guerre des civilisations.

Aucune liberté n’est un acquis, encore moins celle de la presse, même dans un pays en paix.

Nous surpasserons cet événement en refusant le piège de l’emballement. S’il marquera sans doute notre décennie, n’en faisons pas un tournant. Refusons les amalgames, le repli et la spirale destructrice de la haine.

En 1574, Étienne de la Boétie écrivait dans son discours de la servitude volontaire :

C’est le peuple qui s’assujettit et se coupe la gorge : qui, pouvant choisir d’être sujet ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse.

Justine Briot, Geneviève Canivenc, Célia Caradec, Gary Dagorn, Romain Deschambres, Sylvain Ernault, Héloïse Kermarrec, Klervi Le Cozic, Cécile Nougier, Hervé Quillien, Vincent Tréguier

Collage les clopes dans la BD - La Déviation

La cigarette en BD, le quizz qui pue la clope

Questionnaire – Ils bouffardent, tirent, gazent, bombardent, font du brouillard, tichent, smokent, chiffardent, comme une vache, un sapeur ou une cheminée. En un mot, ils fument, nos héros de BD. Et ne leur parlez pas de cigarette électronique, la fumasse doit fouetter, quitte à refouler du goulot. Mais qui sont ces auteurs vicelards qui aiment quand ça dégringole du tiroir ?

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Collage de la cigarette en bande dessinée - La Déviation

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Visitez notre dossier Angoulême 2014

Festival international de la BD - 30 janvier 2010 - Crédits Angoulême Tourisme - La Déviation

Angoulême 2014 en chiffres

Et voilà il est arrivé, comme un bon cru qu’on attend chaque année avec impatience. Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) a débute pour le plus grand plaisir des passionnés du neuvième art et ceux qui ne découvrent que chaque année que la BD n’est pas estampillée « moins de 15 ans ».

Jusqu’au 2 février, la planète littérature met sous le feu des projecteurs la bande dessinée, mise à l’honneur depuis 1974 par le festival d’Angoulême. Côté auteurs, on s’échauffe le poignet en vue des nombreuses dédicaces. Côté festivaliers, on s’organise pour être le plus opérationnel possible une fois dans le grand bain. Et côté Déviation, on vous propose de revenir sur l’événement en quelques chiffres.

Suivez nos reporters Justine Briot et Klervi Le Cozic sur Twitter pour vivre le festival dans leurs bagages et n’oubliez pas de consulter notre revue de presse augmentée pour suivre jour après jour le festival en reportages vidéos, photos, émissions de radios, articles de presse et tweets.

Visitez notre dossier Angoulême 2014

Yann Barthès présente le Petit Journal - Canal +

Le Petit Journal, du journalisme ?

Débat – Quand on demande à Yann Barthès comment lui et son équipe se qualifient, il répond “journalistes”. La Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP), elle, a donné un avis différent en juin 2012 en ne renouvelant qu’une partie des cartes de presse de l’équipe. Le motif  ? L’émission était trop souvent à la frontière entre information et divertissement.

Qu’en est-il plus d’un an après, alors que Le Petit Journal bat des records d’audience, avec plus de 1,5 million de fidèles ? Sylvain Ernault et Gary Dagorn, téléspectateurs réguliers de l’émission et eux-mêmes journalistes, débattent sur les limites du mélange des genres. Derrière le statut de l’émission : la crédibilité du journalisme.

Sylvain Ernault

Sylvain

Au-delà des erreurs factuelles du Petit Journal, il y a surtout pour moi le mélange de l’information et du divertissement (infotainment) qui est préjudiciable pour tous les autres journalistes.

Il est d’ailleurs amusant de remarquer que l’émission reprend le nom de ce quotidien conservateur “à un sou” (1863 – 1944), dont les romans feuilletons étaient l’un des premiers arguments de vente (avec les faits divers). Les Plenel de l’époque y voyaient une dérive vers le mercantilisme autant que l’avilissement d’une presse préférant l’émotion à la raison. On sortait à peine de la Révolution et les journaux étaient encore vus par les intellectuels comme les vecteurs presque sacrés de la démocratie. C’est une vision trop radicale, mais les termes du débat ont 150 ans.

Gary Dagorn

Gary

De mon point de vue, les “bourdes” sont très représentatives de l’esprit de cette émission.

S’ils doivent choisir entre respecter la réalité et et la tordre pour que la blague fonctionne, ils tordront la réalité. Ils sacrifient l’info et choisissent le divertissement.

 

Sylvain ernault

Le contrat de lecture est vicié dès le départ. Sur quel pied le téléspectateur doit-il danser ? L’humour n’empêche pas la réflexion, c’est le rôle de la satire, représentée sur la même chaîne par les Guignols de l’Info. Mais les Guignols pastichent, détournent, ils n’enquêtent pas et les auteurs ne demandent rien d’autre que de rester des auteurs.

Le plus tragique étant que Le Petit Journal lève des lièvres. Il a été le seul à s’apercevoir que Marine Le Pen utilisait des figurants pour organiser des tables rondes (24 octobre 2013). Quel statut donner à cette information révélée dans une émission d’humour ? Et par ricochet, que faisaient les confrères journalistes ? Le Front national peut avoir beau jeu de retourner cette histoire à son avantage en pointant les failles du programme.

Gary DagornOui, ils se décrédibilisent tout seuls. Mais malgré ça, le Petit Journal a déjà montré dans le passé que l’humour n’était pas incompatible avec l’info ou la réflexion. Leur ironie sur les faiblesses et les incohérences de la communication politique durant les présidentielles était assez pédagogique et ils étaient un peu les seuls à désacraliser la parole politique en remettant le contexte, les absurdités et les incohérences.

Depuis, la formule du Petit Journal est moins politique et plus “divertissante” : la Minute pop d’Ophélie Meunier, le défi Musca, etc.

Sylvain ernaultIl y a aussi la caution journalistique du programme en la personne de “l’envoyé spécial” Martin Weill. Une blogueuse de l’Express l’avait surnommé le “Tintin génial du Petit Journal”. C’est bien trouvé. Si on se souvient bien, Tintin est un journaliste, mais on ne le voit presque jamais enquêter. On suit ses péripéties de héros par-delà les mers.

Martin Weill, qui a à peu près notre âge et celui du public visé, est un moyen d’identification parfait pour tous les jeunes qui se rêvent globe-trotters. J’ose espérer que ça ne devienne pas le modèle des futurs grands reporters, car sur le terrain, ses reportages s’apparentent à une suite de gags qui prennent l’actualité géopolitique pour prétexte.

Martin Weill - Reporter pour Le Petit Journal - Canal +

Sylvain Ernault – « Sur le terrain, ses reportages s’apparentent à une suite de gags qui prennent l’actualité géopolitique pour prétexte. »

Que retient-on de son voyage en Israël et Palestine ? Que les journalistes courent pour obtenir une interview de François Hollande. Qu’un joueur de trompette joue faux. Quels scoops ! Mais au fait, il était là pourquoi Hollande ? La mise en contexte est sommaire, il n’y a pas d’angle et le tout est surjoué.

Un extrait : “François Hollande s’apprête à repartir, du coup les journalistes français remontent dans les bus de la délégation française pour le suivre jusqu’à Jérusalem. Mais nous, on décroche, la caravane ça suffit”. “Voyez comme on est vertueux par rapport aux autres”, s’attend-on presque à l’entendre dire. C’est une parodie d’investigation, mais ce n’est même pas drôle.

Gary DagornOn apprend souvent peu ou pas assez. Par exemple, lorsque mi-novembre Martin Weill se rend à Ramalah, on y trouve plus sur la visite du président que l’on apprend de la vie des Palestiniens : une minute avec un Palestinien qui parle des colons israéliens, un micro-trottoir de 45 secondes et ça s’arrête là.

C’est dommage car il y a là une formule qui tente une approche assez pragmatique et simple : Martin se rend sur place et tente de comprendre la vie des gens dans des territoires dont la situation est complexe. Les reportages gagneraient à faire plus d’info, comme ce qu’ils ont pu faire pour Détroit. Et même si ça reste assez survolé à la vue de la complexité du sujet, la démarche entreprise ici est vraiment une formule qui marche car Martin ne parle pas comme un journaliste, c’est un voyageur avec ses observations propres et cette approche très simple amène à vulgariser les sujets. C’est un pari intéressant pour amener un public vers des informations qu’il ne “consommerait” pas forcément s’il les trouvait dans un journal classique, voire spécialisé (Le Monde Diplo par exemple).

« La démarche entreprise ici est vraiment une formule qui marche car Martin ne parle pas comme un journaliste. » Gary

Je vois plus de sensationnalisme que de journalisme dans cette séquence. Faire un reportage à la première personne ne me dérange pas tellement. Que Martin Weill soit au centre de la narration est une façon comme une autre de raconter une histoire, de capter l’attention du téléspectateur. Une méthode sans doute adaptée à la cible. Mais pour que ça devienne intéressant, il faudrait lui accorder plus de temps de manière à développer. Et il faudrait surtout éviter les approximations contraires à toute déontologie. En trois mois, Acrimed et Arrêt sur Images ont déjà pointé des erreurs lors de plusieurs étapes : au Mexique et en Russie.

Gary DagornAssez d’accord avec ça, les reportages ne montrent parfois qu’une partie de la réalité. Le Petit Journal ne retient que les parties des événements qui se prêtent à la moquerie ou aux sarcasmes (à l’exception des reportages de Weill, qui n’ont pas de visée humoristique). Le but n’est alors pour l’information elle-même mais l’utilisation de l’info pour faire rire. Ce n’est plus du journalisme à ce moment-là !

Sylvain ernaultUne autre critique à laquelle j’adhère c’est de considérer que Le Petit Journal dévoie la critique des médias. C’est ainsi que l’émission se présente. C’est vrai que certaines révélations sur les ménages des journalistes télé ont eu leur petit effet.

Or, cette critique n’est que superficielle. Jamais Le Petit Journal n’analysera, par exemple, quelle finalité poursuit peut-être TF1 en truquant le son des sifflets contre François Hollande le 11 novembre. Il n’est jamais question des relations troubles entre les industriels et les patrons de médias. La connivence entre journalistes vedettes et politiques, le cercle très restreint de propriétaires de médias, ils sont là les vrais scandales qui nuisent gravement à la crédibilité de notre travail. Elle est là l’origine de la défiance toujours plus grande du public, qui aboutit sur un rejet en bloc des productions, même les meilleures, au profit des manipulateurs.

En restant dans le registre de la farce et en dépolitisant leurs analyses, les responsables du Petit Journal sont des “chiens de garde” comme les autres.

« En restant dans le registre de la farce et en dépolitisant leurs analyses, les responsables du Petit Journal sont des “chiens de garde” comme les autres. » Sylvain

Gary Dagorn

Ils appartiennent à un grand groupe qui a des intérêts, donc leur critique des médias n’est pas très subversive. De plus, les critiques de Serge Halimi et Gilles Balbastre ont quelque part une logique “anti-système” et très politisée.

Eux restent dans la critique douce parce que d’une certaine façon, ils ne sont pas en position de faire plus subversif, et n’en ont sûrement pas la volonté. Le fait de ne pas être en position n’excuse pas pour autant la superficialité de leurs moqueries. Je pense qu’il s’agit surtout, pour eux, de rester divertissant. Le côté “on ne se prend pas la tête”, le côté “cool” en pâtirait et les audiences aussi.

Sylvain ernaultD’ailleurs il faut noter que Le Petit journal est un îlot entouré par un océan de pub. Une page avant, après et même pendant, pour un programme qui ne dépasse pas 24 minutes ! Un teasing à la fin du Grand journal, un autre au début comme sommaire et encore un autre à la reprise. Même les journaux des grandes chaînes françaises, malgré les reproches qu’on peut leur faire, n’ont pas cédé à la tentation de la publicité intercalée.

Le Petit Journal est une machine à cash, qui met à disposition des publicitaires du “temps de cerveau disponible”, au dernier moment de la journée où c’est possible sur Canal +, en clair. Il s’agit d’en profiter jusqu’au bout.

Certes, c’est le cas de tous les programmes de divertissement sur les chaînes privées et souvent aussi les chaînes publiques. Là où je trouve que c’est pernicieux, c’est que Le Petit Journal prétend être autre chose ou apporter plus que du divertissement. Dans la famille des émissions sur les médias, il est pourtant à ranger dans la même catégorie que Touche pas à mon poste (D8) et non dans celle de Médias le magazine (France 5).

Gary DagornDisons qu’à titre personnel, je ne le place pas dans le pur divertissement. Il mélange les genres et jouent à la frontière (parfois très mince) entre donner de l’info, voire souvent de la méta-info (sur la façon dont les médias fonctionnent, l’envers du décors d’une com’ politique), et faire dans le divertissement (donc nécessité d’être drôle). Je pense d’ailleurs que c’est le pari de Yann Barthès aussi d’essayer d’allier les deux.

Après, là où je pense qu’il “subit” aussi la nécessité de garder son audience, c’est le petit remaniement qu’est la venue d’Ophélie Meunier et de Maxime Musca pour cibler un public précis. Je pense que c’est un choix plus dicté par la chaîne que par les ambitions éditoriales de Barthès.

Ophélie Meunier "La minute pop" et Maxime Musqua "Le défi musqua"

Gary Dagorn – « Là où je pense qu’il “subit” aussi la nécessité de garder son audience, c’est le petit remaniement qu’est la venue d’Ophélie Meunier et de Maxime Musca pour cibler un public précis. Je pense que c’est un choix plus dicté par la chaîne que par les ambitions éditoriales de Barthès. »

Sylvain ernaultJ’ai longtemps cru en ce programme car la télévision, ce mass-media par excellence, manque d’impertinence, malgré tout ce qu’on nous a raconté sur la révolution post-81, la fin de l’ORTF, la multiplication des chaînes, etc. Les bidonnages multiples pendant la campagne présidentielle, sur Dupont-Aignan puis Mélenchon et Joly m’ont alerté.

L’apothéose, ce fut lorsque les candidats se présentèrent les uns après les autres sur le plateau. Yann Barthès, qui avait pointé l’envers de la communication de Nicolas Sarkozy sans relâche pendant tout le quinquennat, s’est retrouvé face à l’ « accusé » Sarkozy. Mais ce qui s’est produit, c’est qu’au lieu de passer sur le gril, Sarkozy est paradoxalement apparu sympathique en plaisantant avec son “procureur”. Surtout, les faits qui lui étaient reprochés paraissaient tellement ridicules (les discours copier-coller, les tics…) que sa communication a été au contraire relégitimée.

L’écume sur laquelle Barthès a construit son émission s’est envolée en un coup de vent.

Jamais une émission vraiment impertinente – aujourd’hui il est question évidemment de l’être avec le pouvoir PS – n’aurait pu devenir le théâtre communicationnel de celui qui était moqué pendant cinq ans. Pour ça, il aurait fallu attaquer les points sensibles : les discours haineux de Dakar et de Grenoble, la complaisance avec les régimes dictatoriaux de Kadhafi, Ben Ali et Al Assad, l’affaire du vaccin contre le H5N1, etc. Tant d’occasions ratées d’être impertinent tout en provoquant les sourires.

Gary DagornC’est totalement vrai. Il y a eu une vraie impertinence dans le passé, mais dès qu’il s’agit de respecter les “leçons” que Le Petit Journal donne (souvent avec raison) à la profession, Yann Barthès sèche. C’était vrai pour toutes les manipulations de montage qu’ont pu subir les reportages et duplex, c’est aussi vrai lorsqu’il s’agit d’avoir un face-à-face avec l’un des principaux personnages critiqués.

Le fil rouge qui guide la ligne du Petit journal est que ça reste cool. À mon sens, pour faire de l’info et rester engagé, Barthès devra aussi montrer qu’il est capable de faire du sérieux. Ce qu’il a tenté face à Frigide Barjot, sans grande réussite parce qu’il ne pouvait pas franchir la ligne qui aurait fait passer la discussion dans la polémique, le débat houleux. Donc au final, l’impertinence de surface du Petit Journal me paraît assez conformiste.

Festivalière des Vieilles Charrues 2013 au camping. Crédits Suzy Colin

Notre grand bilan des Vieilles Charrues

Aux Vieilles Charrues, les belles rencontres ne se font pas qu’au camping. En espace presse aussi, on s’est fait des amis. On a voulu réunir nos chroniqueurs du podcast quotidien une dernière fois cette année, pour qu’ils vous livrent leur bilan, à froid, sur leur festival.

Meilleurs et pires concerts, rencontres insolites, mauvais moments et conseils pour l’an prochain, Morgan, Paola, Thomas, Naïko, Romain et Étienne nous livrent leurs anecdotes. Cécile, Klervi et Sylvain en font de même. Ultime tour de table. Cliquez sur leurs prénoms pour aller directement à leurs commentaires.

Morgan – Tous les Festivals

Mon plus beau concert

Féfé aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits Suzy Colin

Féfé a conquis tous les chroniqueurs qui se sont rendus à son concert, le samedi 20 juillet. Crédits Suzy Colin

Féfé. Il s’est donné à fond sur scène. Le gars était déchaîné, alors qu’il était parmi les premiers concerts du samedi, avec un public toujours difficile à lancer. Il s’est jeté comme un athlète du triple saut sur les festivaliers. Au moment où il chante « Je veux du soleil » la pluie se met à tomber, un soulagement pour tous sous cette grande chaleur. Sinon, M aurait mérité le prix.

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Benjamin Biolay, à peine arrivé au concert. Je ne suis pas du tout rentré dans son monde.

Mon plus grand regret

La fin des concerts à seulement 3 h. On reste un peu sur notre faim, envie de kiffer le son jusqu’à au moins 5 h.

Ma rencontre inattendue

Dans les rues de Carhaix, un mec déguisé en centurion marche tranquille, et tombe sur quatre filles en légionnaire. Ils ne se connaissaient pas et se sautent dans les bras. Symbole de l’ambiance des Charrues.

Mon pire souvenir

Le moment où tu passes à côté d’un stand de tartiflettes. Vraiment pas le bon moment pour en manger une.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Pensez à amener des lingettes pour bébés pour le camping, car pas le temps de faire la queue pour les douches !

À lire chez notre partenaire : « Des vieilles recettes aux jeunes pousses, la potion magique des Charrues« , le reportage de Morgan Canda et Céline Martel

Tous les festivals - Le nouveau site consacré aux festivals de musique

Paola Scemama – Sound Cultur’All

Mon plus beau concert

The Roots aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits Sylvain Ernault

Les cuivres étaient de sortie sur la scène Glenmor, le samedi soir, lors du passage très apprécié des Américains de The Roots. Crédits Sylvain Ernault

The Roots sans aucune hésitation. Ces gars me donnent envie de faire de la musique rien qu’en les écoutant.

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Paul K ! Déception totale du set de ce DJ à haute notoriété. De la basse mal placée, et pourtant Dieu sait que j’aime quand les basses hurlent !

Mon plus grand regret

On va sûrement tous se rejoindre sur ce point là. Est-il nécessaire de parler encore et encore d’Elton John ?

Ma rencontre inattendue

Simon, Nantais, prof de sport le jour et spartiate la nuit !

Mon pire souvenir

Samedi, 7 h du matin. Ce petit c** de festivalier qui a décidé que c’était l’heure pour mettre du System of a Down juste à côté de notre tente. Ça a bien grogné !

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Amenez des bouchons pour les oreilles, c’est avec ça qu’on dort le mieux… Mais surtout, ne manquez pas la prochaine édition si elle est aussi bonne que celle-là !

À lire chez Sound Cultur’All : Un dossier très complet avec des interviews de Féfé et de Jeunes Charrues, des photos et un « live report » quotidien, rédigé par Paola et Louis.

Sound Cultur'ALL - Le site musical éclectique

Thomas Manchette – Kickzik

Mon meilleur concert

J’en retiendrai deux. Tout d’abord le concert de Cashmere Cat. En des termes simples, c’était génial. Il a su mélanger les styles électro de ces quinze dernières années, les mettre dans un shaker et pondre un excellent résultat.

Quelle surprise de se faire accueillir par « Hi Barbie, Hi Ken, Do you wanna go for a ride ? Sure Ken ». La couleur était annoncée dès le départ. Les techniciens avaient également à cœur de nous montrer que leur matériel avait des super basses ! C’est d’autant mieux et ça collait parfaitement aux styles du norvégien, qui en passant par des phases DnB, Trap music, nous envoyait ses propres versions de titre RnB (All of the lights de Kanye West, par exemple), ainsi que ses titres phares Mirror Marru et Kiss Kiss, avant de terminer par le délicat Limit to your Love de James Blake (reprise de Feist au passage).

La seconde découverte/coup de cœur était Marie-Pierre Arthur, chanteuse québécoise de rock-indé, folk pop. Néanmoins il est vrai qu’il y avait Carlos Santana, sur l’autre scène, mais prière, messieurs les techniciens, le son quand ça sature, c’est moche.

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Celui de Paul Kalkbrenner, eh oui ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, son set ne m’a pas du tout emballé : une scène trop grande, un style peut-être pas adapté aux Vieilles Charrues.

Mon plus grand regret

Tout simplement avoir loupé The Roots. En effet, si mon meilleur concert fut Cashmere Cat, j’ai dû manquer The Roots et je pense que cette opportunité ne se représentera pas de sitôt.

Ma rencontre inattendue

Je dirais l’interview avec Dead Sailors, avec un gros clin d’œil à « Merci qui ? » (les fins connaisseurs comprendront), mais c’est également la session acoustique avec Jodie Banks et la terrible animation fournie par le bénévole Asiatix, de la super team de Quimper, postée au bar 8 !

Mon pire souvenir

Lorsque la batterie de mon appareil photo m’a lâchée, puis celle de mon portable, puis le vol de mon portable dans la dernière minute du festival. D’ailleurs au passage si la personne qui a retrouvé mon super Blackberry de première génération avec une bulle d’air au milieu pouvait me joindre à kickzik@gmail.com, ça serait hyper gentil, j’aimerais récupérer mes contacts !

Festivalier des Vieilles Charrues - Crédits Suzy CoinC’était encore génial cette année. Merci aux stands des marques alimentaires. Finalement, une très bonne idée dans un camping de proposer des jeux de société ! Merci aux agriculteurs bénévoles ! Quoi de mieux à 10h du matin, entre deux bières, qu’un bon verre de lait !

Super bonne idée de ramener une bâche pour faire du ventriglisse (action de se jeter, dans une position aérodynamique, sur une bâche savonnée afin de pouvoir parcourir la plus grande distance et si possible arriver à bouffer le gazon à l’arrivée). On aura remarqué ainsi le manque d’humour ou d’appréciation de jugement de certains membres du staff de la sécurité.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Un conseil pour les amateurs de pétanque, ramenez vos boules en plastique, les amateurs d’Obut seront déçus, mais ça vous permettra d’avoir au moins une chance d’y jouer. Quand une foule vous incite fortement à lâcher votre Bob l’Éponge, faites-le, c’est drôle, vous passez pour un champion, et ça vous fera une chose de moins à traîner inutilement dans votre chambre au bout de cinq jours !

À lire chez notre partenaire : Un « live report » quotidien écrit par Thomas Manchette.

Kickzik - L'actualité musicale en Bretagne du moment

Naïko – Hard Force Magazine

Mon meilleur concert

Santana, pour les good vibes, pour l’énergie positive, pour le sourire, pour l’envie irrépressible de danser, pour la classe gigantesque de tous les musiciens présents sur scène. Du très, très haut niveau !

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Aucun, mais je n’ai pas vu trente concerts non plus. Une petite dizaine, mais de A à Z. Et j’ai regretté de ne pouvoir jeter un œil sur les prestations de Bruel, Asaf Avidan, Lavoine, Lou Doillon ou Oxmo Puccino. Mais on ne peut pas être partout et j’étais à moitié en vacances.

Ma rencontre inattendue

Patrick Bruel aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits Suzy Colin

Patrick Bruel, décrié avant, apprécié pendant et respecté après. Crédits Suzy Colin

Patrick Bruel. En conférence de presse, j’ai pu lui poser une question sortie de nulle part, il m’a répondu très gentiment, en immense professionnel. On a fait une photo ensemble ensuite. Très pro, très sympa.

Mon plus grand regret

Ma déception : Neil Young, beaucoup trop froid, impersonnel et long, malgré deux ou trois très bons moments.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

L’accessoire indispensables : le(s) foulard(s) (chèches, keffiehs, etc.). Plus on en a, mieux c’est. Sert à tout essuyer, à tenir chaud, à protéger du soleil, de la poussière… Et puis ça donne une touche exotique. Venez les quatre jours et ouvrez vous à tout ce qui (se) passe. Vous en ressortirez fatigués et enrichis. Très.

À lire chez Hard Force : Rammstein aux Vieilles Charrues, le reportage côté public, écrit par Naiko.

Naïjo - Hard Force blog

Romain Mancel – Hag’ FM

Mon plus beau concert

The Roots, une vraie présence scénique. Malgré l’heure tardive et la fatigue (je suppose) des festivaliers, ils ont su mettre une ambiance de dingue. Musicalement c’est super propre et professionnel, d’une grande qualité et variété musicale, ils passent en revu le hip-hop, le jazz et même le rock.

Après plus de 25 ans d’existence, ils n’ont pas pris une ride, à voir absolument. Au bûcher ceux qui ratent l’occasion !

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Dead Sailors. Ok, j’aime pas dire du mal des jeunes groupes d’habitude, mais là… le plus gros bémol c’est la voix. Après on aime ou on aime pas, mais les voix « post-hardcore » me débectent, et même musicalement j’ai pas trouvé ça super intéressant.

Je me suis emmerdé dès le premier morceau. J’espère quand même pour eux que ça marche, qu’ils trouvent un public à leur musique.

Mon plus grand regret

Oxmo Puccino aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits Thomas Manchette

Oxmo Puccino jouait en même temps que Neil Young. Un choix cornélien qui a poussé bon nombre de festivaliers à faire la navette entre les scènes Glenmor et Xavier Grall. Crédits Thomas Manchette

Avoir raté Oxmo Puccino. Franchement, Oxmo et Neil Young en même temps… abusé. Je suis un grand fan d’Oxmo, c’est, de loin, un des meilleurs rappeurs français. Moi qui ne suis pas du tout rap français, j’ai un immense respect pour cet artiste aux paroles magnifiques et au langage d’une grande finesse. Donc oui, j’ai les boules.

Mes rencontres inattendues

Je n’ai pas eu le droit à des rencontres particulièrement hors du commun, de belles rencontres oui (Stef de chez Virgin, Romain de Radio Prun’, toute l’équipe de La Déviation et la belle tablée du dimanche après-midi), mais peu d’insolite.

A part trois filles qui m’ont à la base pris la tête, car on était pénards avec mon collègue Foulques devant Neil Young et elles sont arrivées devant nous bourrées et bruyantes. On a fini pas sympathiser et passer la soirée ensemble, avant qu’elles ne rentrent, car une de leur copine était trop dans le mal (c’est ça de trop boire à 18 ans… Ahah !).

Mon pire moment

L’arrivée, quand on s’est rendu compte que le camping était à l’opposé des parkings presse, on a donc décidé de camper à côté de la voiture en demandant l’autorisation au propriétaire du Netto pour squatter sa pelouse. Le problème est que, malgré sa réponse positive, l’info n’a pas été très relayée du côté de la sécu et de l’orga, qui ont essayé de nous virer à maintes reprises, avant qu’on arrive à les faire entrer en contact avec la responsable du magasin.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Venir bien en avance (mercredi midi) pour avoir un bon spot sur le camping, pas à 50 km de l’entrée, et ne pas prévoir d’alcool en bouteilles en verre, car la sécu est parfois assez bornée.

À écouter chez Hag’ Fm : des interviews des Red Goes Black, des Superets, des Heartbreak Hotel, Goldwave et des 1969 Club, réalisées par Romain et Foulques.

Hag' FM - Gardez le cap sur 96.6

Étienne Richard

Mon plus beau concert

C’était sans doute Hanni el Khatib, du bon rock west coast bien comme il faut, avec des accents ultra-festifs et sauvages, qui ont su faire danser même les moins fan de garage rock d’entre-nous !

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Outre ceux auxquels il ne valait mieux pas prêter attention, c’est bien Lou Doillon qui a réussi à me faire fuir le plus vite. Une voix formidable ne rattrape pas toujours un manque profond de poésie dans les paroles. Un dialogue plat pour bourgeoises de 16 ans.

Mon plus grand regret

Avoir loupé Rammstein, qui était sûrement le groupe travaillant le plus l’aspect visuel de ces Vieilles Charrues…

Ma rencontre inattendue

La Femme aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits La Femme

La Femme a proposé un concert déjanté sur la scène Xavier Grall. Il faut dire que le groupe de rock a de l’ADN breton.

Croiser à plusieurs reprises la chanteuse de La Femme, qui titube en permanence derrière ses lunettes noires, en backstage.

Mon pire moment

Pendant le début du concert de Phoenix, mal balancées, les basses vrillaient les oreilles de toute l’assistance.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Des bonnes chaussures, des capotes et surtout l’envie de découvrir et pas seulement de reconnaitre !

Le clip des Vieilles Charrues par Étienne

Radio VL - Premier média jeune de France

Vous l’avez compris, aux Vieilles Charrues, on s’est bien entourés pour en faire nous-mêmes le moins possible. Mais pour une fois, la rédaction aussi se mouille !

Cécile Nougier – La Déviation et Talents Frais

Mon plus beau concert

Mon plus beau concert, ou du moins celui où je me suis le plus amusée fut, étonnamment, un live donné par un groupe présent dans le cadre des Jeunes Charrues. C’était le groupe MmMmM et j’ai vraiment été surprise par toute cette énergie positive qu’ils transmettaient au public. Et en plus leur musique est au top !

Cécile Nougier et MmMmM aux Vieilles Charrues 2013 - Credits Sylvain Ernault

Cécile et les MmMmM, une relation déjà fusionnelle avant que le groupe ne monte sur scène. Crédits Sylvain Ernault

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Alors, théoriquement, je ne me suis enfuie devant aucun concert. Mais si j’avais pu, ça aurait été devant celui de Rammstein. Limite, je fermais les yeux pour ne pas voir le chanteur plein de sang évoluer au milieu de son groupe, tout aussi terrifiant. C’est la première fois que j’ai failli vomir pendant un concert. Littéralement.

Mon plus grand regret

Ne pas avoir vu le concert de Superpoze. Voici un petit bout de temps que je le suis à travers ses compositions et j’attendais vraiment son concert avec impatience. Tout cela à cause d’une interview qui as pris beaucoup de retard, ou quand le travail de journaliste prend le dessus sur le côté « fan en délire ».

Ma rencontre inattendue

Ma rencontre la plus insolite fut avec ce mec, festivalier qui avait des étiquettes de bons de réduction sur le slip. En train de scander « – 50 % sur les kiwis ! Mesdames, c’est le moment d’en profiter ! »

Mon pire souvenir

Sans doute quand, après une escapade du côté du camping festivalier, je me suis fait aborder par des mecs bourrés qui voulaient me serrer (si on veut rester dans le politiquement correct). J’ai eu vraiment peur pour ma peau, seule au milieu de ces festivaliers. Mon ami le plus proche était à 50m, ce qui était vraiment loin, pour le coup.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Ne pas hésiter à s’attarder sur le stand « Fraises de Plougastel », pas loin de la billetterie. Les fraises y sont excellentes et pas très chères, parfaites pour casser le rythme kébab/sandwich-frite/kébab imposé pour ceux qui restent surtout dans le champ du site.

À visionner chez notre partenaire : Une session live de The Red Goes Black et un autre de Jodie Banks, dans un bus anglais. Et bien d’autres vidéos à venir, que nous publierons aussi sur La Déviation.

Talents Frais - Cultivateur de nouveaux talents

Sylvain Ernault – La Déviation

Mon plus beau concert

Neil Young & Crazy Horse, l’un des seuls que j’ai pu voir en entier et plutôt bien placé. Être avec les fanas du Loner était d’ailleurs déterminant pour saisir l’émotion qui se dégageait de ce concert. Après les ratés de Lou Reed et Bob Dylan, voici enfin un papy du rock à la hauteur de sa légende.

Neil Young & Crazy Horse aux Vieilles Charrues 2013 - Crédits Sylvain Ernault

Neil Young, presque 70 ans, assure toujours sur scène. Crédits Sylvain Ernault

D’aucuns lui reprochent sa nonchalance, mais qui a décrété que tous les artistes devaient s’adresser autrement qu’en musique au public ?

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Si je suis parti précipitamment de plusieurs concerts, c’était toujours dans l’impérieuse nécessité de vider une quelconque carte mémoire ou d’autres contenants moins avouables. Sauf peut-être pour Paul Kalkbrenner, que j’ai préféré apprécier… depuis le campement.

Mon plus grand regret

Que la connexion Wifi de l’espace presse ait été si lente et m’ait empêchée d’aller écouter Rangleklods, Wild Belle, Mermonte (alors qu’on les a interviewé sur le toit d’un bus anglais, en plein cagnard, en levant des coupes de champagne et de glace), La Femme, Féfé, etc. Bref tous ceux dont mes camarades tressent des lauriers.

Ma rencontre inattendue

Allez, je me la raconte. C’est arrivé plusieurs fois que des festivaliers viennent à notre rencontre, nous reconnaissant grâce à notre panneau La Déviation brandi comme un étandard guerrier, pour nous saluer. C’était super sympa, mais pas autant que de se faire offrir un coup de Coreff par Michel, berger résistant du Méné Bré, qui n’en a sans doute guère que foutre de notre webzine.

Mon pire souvenir

« Merde, j’ai paumé l’interview des Red Goes Black sur un Mac du village presse ! »

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Déjà, allez-y et ne vous arrêtez pas à l’affiche, même si vous ne connaissez qu’un nom par journée (ce qui dénote quand même une culture musicale encore plus piteuse que la mienne).

Ensuite, entrez tôt sur le site et faites tout pour ne pas ressembler au portrait robot du festivalier tiré par Ouest-France.

La Déviation - Webzine axé culture et politique

Klervi Le Cozic – La Déviation

Mon plus beau concert

Neil Young & Crazy Horse, malgré les multiples péripéties qui m’ont éloignée de la scène à plusieurs reprises. Le festival voulait l’épingler en tête d’affiche depuis dix ans, et moi je pensais qu’il m’en aurait encore fallu quinze, pour l’entendre « en vrai » un jour. Car c’était ça le plus beau, sentir le frémissement de trois générations de fans, qui ont écouté en boucle leurs vinyles, cassettes, CD ou playlist en rêvant d’aventures et de voyages, murmurer les paroles par cœur.

À ceux qui ont (osé) trouver ça long et mou, les papis Frank Sampedro (guitare), Billy Talbot (basse) et Ralph Molina (batterie), presque tous septuagénaires, n’avaient pas besoin de slamer, pogoter ou de s’épuiser en pétards et feu d’artifices. À regarder le loner et sa « band » jouer leurs riffes interminables, comme d’éternels adolescents au fond d’un garage, le plaisir d’écouter était pur, simple et bien là.

Celui où j’ai pris mes jambes à mon cou

Paul Kalkbrenner. Au début c’était sympa, ça faisait gigoter tout le monde, même au loin, le long des tavernes. Mais au bout de dix minutes j’ai compris le concept de techno « minimale. « Une structure et un champ spectral plus minimaliste« , nous dira t-on. Ben moi j’ai juste trouvé ça long.

Mon plus grand regret

Keny Arkana aux Vieilles Charrues 2013 - La Déviation

Keny Arkana fait lever les poings sur la scène Kerouac. Jusqu’ici tout va bien. Crédits Sylvain Ernault

Que Keny Arkana ait été aussi mauvaise joueuse. Quand une contestataire fait du rappe et chante avec autant de ferveur et de rage son envie de changer le monde, de dire merde à la société, au libéralisme, à l’occupation des territoires palestiniens, aux caméras dans la rue ou aux politiciens, on pensait qu’elle nous aurait accueilli sans ambages, pour parler de son engagement. Quelle déception quand on a appris que la militante était « fatiguée » et n’avait « plus trop envie de nous parler ».

Un Doliprane et ça repart… Non ? ah bon. La pasionaria des indignados, déjà vue au FestiZad, qui se la joue diva, ça m’a laissé un goût amer. Disons que ce soir-là (comme tant d’autres, notamment au Printemps de Bourges, cette année), Keny Arkana avait « besoin d’air« .

Ma rencontre inattendue

C’est la même que Sylvain, avec qui j’ai assisté au concert de Neil Young : Michel, berger à Sizun, sosie de José Bové et fan absolu du loner. Pendant le concert, on s’est reconnus, on s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue, on a laissé échapper une petite larme pendant « The Heart of gold » et puis finalement on a trinqué autour d’une bolée.

Lui, trop heureux de trouver des jeunes fan de Young, et nous, ravis d’avoir partagé le même frisson pendant deux heures avec un fidèle des Vieilles Charrues qui, en vingt ans, a eu beau voir les plus grosses têtes d’affiches, reste émerveillé à chaque nouveau concert.

Mon pire souvenir

T-shirt Santana tenu par Valentin aux Vieilles Charrues 2013 - La Déviation

Valentin, lecteur rencontré le dimanche soir, a réussi à acheter un T-shirt de Santana avant que le tour bus du chanteur ne reparte avec le stock. Crédits Klervi Le Cozic

Ma rencontre récurrente avec les vigiles des devants de scènes. Ouverts à la discussion et doux comme des agneaux (sic), ils n’ont eu de cesse de nous virer de la foule car nous prenions des photos et du son pour La Déviation… exactement comme nos 30.000 autres voisins de foule qui s’en donnaient à cœur joie avec leurs smartphones.

Nous, en plus d’être accrédités nous avions simplement l’honnêteté de le faire ostensiblement. RIP, les photos du concert de The Roots, supprimées par le zèle d’un vigile.

Mon conseil pour les futurs festivaliers

Habillez-vous comme un oignon, multipliez les couches de vêtements pour résister au frimas comme à la canicule ! Et pour les groupies de groupes d’Outre-Atlantique ou d’Outre-Manche, dont les services commerciaux ne sont pas toujours philanthropes, pensez à faire un tour à la boutique artistes, AVANT la dernière chanson. Ils retirent les T-shirts et autres goodies une heure avant la fin du concert de votre idole. D’ailleurs, si vous avez un T-shirt de Santana en rab’… faites-moi signe :)

Toujours à consulter chez nous : les podcasts quotidiens des Charrues du Commerce. Vous y retrouverez tous ceux qui se sont prêtés de bonne grâce à ce jeu de questions-réponses.

Podcast – Charrues du Commerce #4, le dimanche

C’est l’ultime podcast des Vieilles Charrues 2013, enregistré au milieu du public, au cœur de la prairie, entre un set de Busy P et un excellent concert de clôture de Phoenix. Notre club de la presse revient notamment sur les prestations de Santana, The Vaccines, Alt-J, Marc Lavoine et La Gale.

Apparaissent au micro : Louis pour Sound Cultur’All, Cécile pour La Déviation et Talents Frais, Étienne pour Radio VL, ainsi que Valentin, festivalier et membre du forum non officiel du festival Présenté par Sylvain Ernault.

Un merci tout particulier à Klervi, qui bien qu’absente sur la bande son, était membre de notre team sur le festival des Vieilles Charrues. Merci également à Suzy Colin pour ses jolies photos des artistes et du public, qui illustrent certains de nos articles. À l’année prochaine les Charrues !

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Charrues du Commerce - plateau du dimanche 21 juillet

Podcast – Charrues du Commerce #3, le samedi

Nos camarades de la presse musicale reviennent sur les concerts du samedi 20 juillet, autour de notre table. Au menu, Neil Young, Féfé, Asaf Avidan, Gentleman, Benjamin Biolay, Hanni El Khatib, The Roots, Oxmo Puccino, Superpoze, Cashmere Cat et le jeune groupe des Superets.

Sans oublier un petit mot sur l’ambiance, les priorités pour dimanche et les conditions de travail des journalistes.


Podcast dimanche 21 juillet - Vieilles Charrues 2013

Avec de gauche à droite : Sylvain, Foulques, Romain, Étienne, Nicolas, Cécile et Louis. Photo de Paola

Autour de la table, Louis et Paola pour Sound Culture’All et Cécile pour La Déviation et Talents Frais, Etienne pour Radio VL, Nicolas de RMN FM, Romain et Foulques de Hag Fm. L’émission est présentée par Sylvain Ernault, depuis le village presse des Vieilles Charrues.

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Podcast – Charrues du Commerce #2, le vendredi

On a écouté Rokia Traoré, Patriiick, M, Paul Kalkbrenner, mais aussi Lilly Wood & The Prick, Keny Arkana, Lescop, les Naïve New Beaters et MmMmM, le vendredi 19 juillet aux Vieilles Charrues. Nos humeurs sont à écouter dans notre café de la presse musicale.

Autour de la table, Morgan pour Tous les Festivals, Thomas pour Kickzic, Louis pour Sound Cultur’All et Cécile pour La Déviation et Talents Frais. L’émission est présentée par Sylvain Ernault, depuis le village presse des Vieilles Charrues.

Nos photos au jour le jour sont à découvrir sur Facebook.

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Vieilles Charrues public - Crédits Sylvain Ernault

Podcast – Charrues du Commerce #1, retour sur le jeudi

Coups de gueule et coups de cœur, on fait le point sur la journée du jeudi 18 juillet aux Vieilles Charrues, avec les concerts de Rammstein, The Hives, Vitalic VTLZR et Raphaël ; on parle de l’ambiance et on se prépare à la journée du vendredi.

Les amis chroniqueurs autour de la table, Naiko de Hard Force, qui décortique la prestation de Rammstein, Cécile de Talents Frais, Thomas de Kickzic et Louis de Sound Cultur’All. L’émission est présentée par Sylvain Ernault, au village presse des Vieilles Charrues.

Notre album photo du jeudi 18 se trouve ici (Facebook)

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La Déviation est ouverte

C’est une journée spéciale le 6 mai. Une journée de frictions, de choix, de contrastes, d’émotions. Nous avons élu nos deux derniers présidents de la République, au suffrage universel, un 6 mai.

Ce fut un point de bascule. En 2007 et 2012, chaque fois, une longue campagne prenait fin. Une nouvelle séquence politique s’ouvrait. Ce jour rythme nos vies de citoyens.

C’est ce jour symbolique que nous avons choisi pour lancer notre média.

Parce que c’est un jour d’expression. Dans les urnes, dans les salons, dans les cafés, parfois jusque dans la rue, la parole se libère les jours d’élection.

Donner notre point de vue, apporter notre regard sur les événements, aiguiser notre sens critique, c’est justement ce que nous permettra ce site.

Nous sommes des amis jeunes journalistes, rencontrés à l’IUT de Lannion et aujourd’hui dispersés un peu partout en France pour pratiquer notre passion. Nous souhaitons partager nos coups de cœur et nos coups de gueule. Présenter nos découvertes. Tester des outils, interroger notre métier. Garder espoir dans un pays tourmenté et en pleine crise de la presse.

Parce que le web nous permet de dialoguer avec nos lecteurs, parce que nous n’écrivons pas pour nous, le débat fait partie de l’ADN de « La Déviation ».

Si le 6 mai est éminemment une journée politique, c’est aussi une journée médiatique. Une journée excitante pour les journalistes. Aujourd’hui, même sans élection, notre 6 mai est une journée spéciale.

Sylvester s’est fait un claquage

Nouveau coup de poing de la part de notre ancien Rocky Balboa. Mais cette fois il rate sa cible. A force de trop donner dans les explosions, l’humour de culturiste et les répliques lourdes, The Expendables : unité spéciale laisse un arrière gout amer. Le comble du comble : derrière les effusions de sang se cache une histoire d’amour platonique. Heureusement que le casting de choc réveille une certaine nostalgie.

Sortir d’une salle de cinéma après avoir vu The Expendables : unité spéciale laisse un (très) gros vide au niveau du cortex cérébral. Bien entendu, quand on regarde la bande annonce du film de Sylvester Stallone on ne s’attend pas à tomber sur un chef d’œuvre du septième art, mais tout de même. Comme tout bon film d’action on s’attend à des scènes spectaculaires et le pari est tenu.

Le souci avec The Expandables : unité spéciale c’est que l’électrochoc visuel qu’il provoque est loin d’être agréable. Les plans se succèdent trop rapidement avec des raccords parfois contestables. Ce qui provoque une certaine confusion, notamment lors des passages où l’action est intense. Le concert incessant des explosions, dont l’origine est souvent risible, ne fait qu’ajouter un peu plus de désordre à ce joyeux bazar.

Malheureusement, mais il faut bien en passer par là, il y a quelques petites choses à préciser sur le scénario. L’histoire est simple : une bande de mercenaires acceptent des missions de la part des gouvernements ou d’autres commanditaires pour aller massacrer des terroristes et sauver des otages (un miracle d’ailleurs qu’ils survivent à chacun des « sauvetages » de la milice conduite par Stallone). Un jour, ils sont recrutés pour une mission à haut risque consistant à faire taire un dictateur en Amérique du Sud. Jusque là, rien de très gênant.

Un hic cependant : les éléments scénaristiques ridicules s’accumulent à une vitesse prodigieuse. Dialogues qui frôlent la bêtise et omniprésence de l’hémoglobine du type « tirs de fusil à pompe dans le méchant dont la moitié du corps se retrouve accroché au mur ». Et pour bien enfoncer le clou, derrière le tout se cache un idylle amoureuse.

Un point fort tout de même, le casting. Toute le communication a été réalisée autour des plus grands acteurs du film d’action américain. Les fans du genre auront plaisir de retrouver Stallone, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Jet Lee, Mickey Rourke ou encore Jason Statham (Le transporteur) et de surcroit dans le même film. Un petit regret tout de même, certains comme Schwarzenegger ou Willis ne sont présents que le temps d’une scène et pendant quelques minutes.

En conclusion, ce film n’est certainement pas pour quelqu’un voulant voir du bon Stallone, tant ce dernier a montré beaucoup mieux par le passé comme son Rocky Balboa. En revanche une bande d’amis pourra passer un moment de franche rigolade, si elle a six euros en trop dans le porte-monnaie.

Jordan Chantier

Réalisateur : Sylvester Stallone Scénaristes : Sylvester Stallone et Dave Callaham

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